LE PORTRAIT DE BENOIT VISBECQ
Benoît Visbecq : Un parcours hors du commun
 
Alors que rien ne le prédestinait à la pâtisserie, Benoît Visbecq, aidé de son équipe (Amandine Bouillant, Quentin Nollez et Jérôme Demarly) vous offre des desserts comme vous ne les avez jamais vu.

Les maîtres mots du chef sont l'amour, le bon sens et l'humour. Mélangez ces trois qualités en y ajoutant un sourire chaleureux et rassurant et vous obtiendrez le travail du chef pâtissier du château de Courcelles.

En effet, c'est dans cet établissement que vous pourrez découvrir les chefs d'œuvres d'une équipe qui aime plus que tout donner du rêve à travers leurs pâtisseries. Mais dans l'histoire, il n'y a pas que le client qui rêve. J'ai eu la chance de travailler à leurs côtés durant quelques jours : Du bonheur à l'état pur !

Il vous suffit de les écouter parler de leur métier pour vouloir à votre tour devenir pâtissier.

Et quand il s'agit de changer la carte, chacun y apporte sa touche personnelle. Si cette équipe est aussi soudée c'est grâce au chef qui sait transmettre son savoir faire et sa passion pour la pâtisserie.

Si il fallait faire un résumé de cette expérience je dirais simplement que ça a été un régal de travailler en leur compagnie et encore plus de déguster leurs pâtisseries réalisées avec soin et surtout beaucoup d'amour.

Et encore un grand merci à l'équipe de pâtisserie du château de Courcelles !
 
 
 
Découvrez trois recettes de Benoît et son équipe :
 
L'interview de Benoît Visbecq
par Perrine Raverdy, étudiante au lycée hôtelier de Soissons.
 
 
ADELYHSTout d'abord bonjour Benoît Visbecq et merci de nous accorder cette interview
 
Qu'est ce qui vous a séduit dans la pâtisserie ?
 
Qu'est ce qui vous a donné envie de devenir pâtissier?

C'est d'abord la possibilité de créer des desserts qui m'a attiré. Ensuite, c'est la réalisation de pièces artistiques en chocolat et en sucre qui m'a plu. Sans oublier le travail du pain et la sensibilité des pâtes fermentées (pour les viennoiseries et la brioche par exemple).

Enfin, plus généralement, je trouve que la pâtisserie est similaire aux arts plastiques que j'aime beaucoup.

Votre parcours en deux mots

Suite à un bac scientifique, j'ai fait une formation à l'AFPA en cuisine. J'ai passé 6 mois en cuisine mais j'ai eu un vif intérêt très rapide pour la pâtisserie. C'est notamment en Angleterre et plus précisément au palace, Royal Lancaster, que j'ai pu commencer à travailler en pâtisserie car ils avaient une très belle structure en pâtisserie et ils m'ont fait confiance très vite.
 
Comment vous définissez-vous ?

C'est toujours difficile de se définir soi même mais je pense que le plus important c'est de toujours essayer d'être objectif par rapport à ce que l'on fait. Il faut savoir aussi tirer partie de ses erreurs. Mais avant tout il faut aimer ce que l'on fait et être passionné.
 
Qu'est-ce qui vous inspire ?

Le terroir, les parfums, les vrais produits c'est-à-dire les produits de caractère et les producteurs de caractères.

Pourquoi avoir choisi la pâtisserie dans un restaurant plutôt qu'en boutique ?

Il se trouve que l'opportunité d'aller en boutique ne s'est jamais présentée mais c'est un métier que je respecte beaucoup.
 
Votre plus belle rencontre gastronomique à ce jour ?

Philippe Rigollot : chef pâtissier au restaurant Pic à Valence mais aussi champion du monde de la pâtisserie en 2005.

Et Dominique Grel : Chef de cuisine au palace Sofitel Impérial à l'île Maurice.
 
Votre meilleur souvenir de cuisine ?

Mon premier service en cuisine au Negresco à Nice avec Alain Llorca qui est aujourd'hui chef au Moulin de Mougins.

La recette dont vous êtes le plus fier ?

La meilleure recette pour moi est celle qu'on a rêvé avec mon équipe et qui se solde par une réussite auprès du client.
 
Les artisans avec lesquels vous aimez travaillez ?

C'est ceux qui font des produits qui reflètent leur personnalité comme les Jardins de Marie à Soissons, mais aussi les vins du Domaine Rossignol que m'a fait découvrir Cédric Pilot (sommelier au château de Courcelles).

J'aime bien également la ferme des pommiers dirigée par Evelyne et Jean Jacques Feuillet, producteurs de pommes près de Villers Côtterêt que je retrouve sur le marché de Soissons.
 
Les produits que vous aimez travailler ?

Le chocolat, le pain, la fraise et tous les produits d'automne dont la châtaigne par exemple.

Votre chef préféré ?

Michel Bras
 
Et qu'est-ce qu'on boit au dessert ?

Un Rivesaltes Ambré du Domaine Rossignol!
 
Le restaurant de votre région que vous aimez bien ?

Le Relais à Reuilly Sauvigny et son chef Marcial Berthuit
Et aussi L'arté à Soissons.
 
La pâtisserie de demain pour vous, c'est quoi ?

Ce sont des pâtisseries qui tendent à diminuer leur quantité de sucre en utilisant des saveurs assez marquées et des textures nouvelles issues à petites doses seulement de la cuisine moléculaire.
 
Que pensez-vous de l'absence de l'apprentissage de la pâtisserie dans les lycées hôteliers ?

L'apprentissage de la pâtisserie n'est pas si absent qu'on peut le croire. Le plus important au lycée c'est de connaître les bases. En pâtisserie ce serait par exemple de savoir cuire une crème anglaise, une crème pâtissière et de faire un biscuit ainsi qu'une pâte.

A partir de quatre éléments on peut déjà faire plusieurs choses.
 
Un petit mot pour les jeunes qui souhaitent s'orienter vers la pâtisserie ?
 
Ce sera trois mots : le bon sens, la patience et la passion.
 
Merci beaucoup Benoît Visbecq, bonne continuation à vous et à votre équipe. Bon courage à tous. Et encore merci pour le temps que vous nous avez accordé !