La promotion 2006 de l'association ADELYHS a choisi comme parrain Jacques DECORET.
Comme chaque année, le parrainage se déroule en deux temps forts :
- Un repas dans le restaurant du parrain ;
- La soirée de parrainage dans les locaux du Lycée hôtelier de Soissons, avec les parents des étudiants.
Cette année, l'association innove encore plus, et créée, grâce à
Fabian Cuvilly, une
musique harmobile à base de sons enregistrés dans des cuisines pour inventer une pièce musicale illustrant le repas réalisé par Jacques Décoret et les étudiants.
Notre sélection presse sur Jacques DECORET
Jacques Décoret, installé à Vichy, dévore lui aussi les ouvrages de ce professeur Tournesol, qui passe sa vie à étudier les mécanismes à l'œuvre dans la cuisson d'un soufflé ou dans une émulsion à l'huile. Décoret est, selon ses pairs, l'un des plus talentueux «techniciens» de la jeune génération. Un surdoué. Si vous visitez la ville d'eau, vous risquez pourtant de passer devant son restaurant, à quelques mètres de la gare, sans même vous arrêter. Dommage. Vous y auriez fait d'inoubliables découvertes. Du simple filet de maquereau (renversant) à la tomate en poudre à sniffer avec une paille. «Je me drogue à la nourriture, dit Décoret. Je pense constamment à des plats. Je dessine des machines de cuisine qui n'existent pas. J'imagine des mélanges de goûts ou de textures. Mon dessert, dragées au poivre-chocolat noir-poire, vient des farces et attrapes de mon enfance.» Les cuisiniers sont des poètes. Des rêveurs de saveurs.
Leurs plats mijotent dans leurs cerveaux avant d'apparaître dans leurs casseroles.
Le Nouvel Observateur
«En 2001, un magazine de gastronomie m'appelle pour me demander une recette typique du terroir auvergnat. Je leur ai envoyé celle de mon sorbet... à la pastille Vichy!» La réputation très «zéro de conduite» de Jacques Décoret était faite. Ce chahuteur toqué a pourtant tous les diplômes du bon élève: formé chez Troisgros à Roanne, Lorrain à Joigny, Marcon à Saint-Bonnet et Passard à Paris, meilleur ouvrier de France et une étoile au Michelin. «C'est justement parce qu'il est l'un des meilleurs techniciens de sa génération qu'il peut se permettre toutes les folies dans l'assiette!» confie Pascal Barbot, son meilleur ami et chef de l'Astrance, à Paris. Une virée dans son restaurant vichyssois, coincé entre un sex-shop et un bazar, suffit à constater que, à la veille de ses 40 ans, Jacques Décoret ressent cette même jubilation de garnement à mettre les pieds dans le plat. Son menu «confiance» à 95 € - il trouvait le mot «dégustation» trop pompeux - égrène 17 surprises assaisonnées d'humour potache, d'esprit provoc' et de poésie régressive. Son rail de tomate explosive (une poudre pétillante de tomate servie sur une planchette avec une paille), ses marrons grillés de la rue (déclinés en pâte, mousse, lait, miettes et fumée!), ou sa dynamite de pomme de terre (un tube sucré de flocons de purée mousseline et de caramel de pomme de terre) sont autant de farces et attrapes qui torpillent les codes compassés de la gastronomie. Quant à ses escargots pris dans une coque de pain, il les sert sous... une boîte McDo: «C'est tellement plus marrant que la cloche en argent!» Gonflée, ludique et expérimentale, la cuisine de Jacques Décoret n'est pas gadget pour autant. «Le pari de chacun de mes plats reste le goût avant tout», confie le chef, qui s'apprête, fort de son succès, à déménager pour plus grand et plus chic dans les beaux quartiers de Vichy.
L'Express
(29/09/2005) - Gastronomie
Jacques Décoret, chahuteur toqué
par François-Régis Gaudry
Recettes
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Pris de sa coque de pain, quelques escargots de Bourgogne, jeune salade et Saint-Nectaire tiède